05.10.2009

Le Maire de Combourg démis de ses responsabilités à la Communauté de communes

Joël Le Besco n'est plus président de la commission des finances (Article de Ouest-France 5 octobre 2009)

L'ordre du jour était très chargé, la semaine dernière, pour la réunion de rentrée de la communauté de communes. Mais l'événement le plus important a été l'annonce, par le président André Lefeuvre, du retrait de délégation de président de la commission des finances à Joël Le Besco, maire de Combourg, deuxième vice-président de l'assemblée.


 « Une incurie dans la mission »

 

André Lefeuvre n'y va pas par quatre chemins, il lui reproche un manque d'investissement pour la communauté. « En mars, le budget a été présenté sans aucune réunion de la commission. Il y a eu une seule réunion en dix-huit mois là où d'autres se sont réunies sept fois », constate le président. « Dans le précédent mandat, c'était la même chose. C'est une commission importante de réflexion, de contrôle. C'est un manque de considération vis-à-vis des autres délégués. On touche des indemnités, il faut un rendu de travail. Je constate un manque de travail, une incurie dans la mission qu'il a sollicitée à la communauté. On a une obligation de résultat quand on a un mandat. »

Une décision qu'il assume d'autant plus qu'il avait fait la même chose lors du précédent mandat, cette fois concernant Marie-Thérèse Sauvée, pourtant de sensibilité de gauche comme lui. Joël Le Besco n'apprécie guère, il le dit ouvertement. « Ce que vous faîtes là, c'est relativement mesquin. » Avant de poursuivre en soulignant le travail effectué en tant que « maire de la plus grosse commune de la communauté. Sur chacun de ces dossiers, il y a du travail ».

Ce que personne, surtout pas André Lefeuvre, ne lui a contesté. « Il y a quelque chose qui ne passe pas entre nous. »

 

L'avenir de la Poste

 

En fin de réunion, Rémi Bourges s'est fait l'avocat de la Poste en milieu rural.

« C'est un combat d'avant-garde. C'est en plein dans la ligne du Grenelle de l'environnement. Il faut établir un rapport de force avec la Poste. Toutes les communes sont concernées, des plus petites aux grandes. Ça monte progressivement. Même Tinténiac est dans le viseur. »

Il a raconté l'entrevue avec un chef d'établissement de la Poste du secteur qui voulait un atelier relais pour y mettre 20 personnes. « Pas celui de 180 m², trop grand, mais celui de 140 m². Un bâtiment non chauffé. Quand je lui ai dit que la communauté se dégagerait de toute responsabilité, il a abandonné. » Pour André Lefeuvre « c'est un engrenage extrêmement pervers. » 

Ouest-France 5 oct. 2009

Commentaires

Vous citez O.France, concernant la déchéance de ses responsabilités de Vice président en charge de la commission des finances.O.K. mais pour moi, je crois que l'article du Pays Malouin mériterai au moins d'être cité de la manière identique.

Écrit par : salarnier andré | 27.10.2009

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