03.11.2009
Bretagne Romantique : des années difficiles à l'horizon (article de Ouest-France du 3 novembre 2009)
Jeudi, l'assemblée communautaire a démarré par un coup d'éclat. Alors que le président annonçait le premier dossier - une présentation du projet de seconde salle au cinéma de Combourg - Bertrand Hignard, adjoint de Combourg, demandait la parole. « Élu de Combourg, j'ai peu apprécié votre manière de faire lors de la dernière réunion. C'était méchant, mesquin. Je ne resterai pas à la réunion ».
Joignant le geste à la parole, il quittait la salle, suivi par les six autres délégués de Combourg, dont Joël Le Besco, démis de ses fonctions de président de la commission des finances.
Menaces sur les petites communes
Les finances dont il a été beaucoup question lors de la réunion. Pour tous les élus, les réformes en cours ne présagent rien de bon. Pour Michel Fraboulet (Saint-Domineuc) « C'est la mort programmée des petites communes ». Il est rejoint par André Lefeuvre : « Les communes vont avoir du mal à survivre ; c'est aussi la disparition programmée des conseils généraux ». Pour le président : « On ne connaît pas nos ressources pour 2011 ; en 2012 et 2013, on aura des difficultés. On va vers une fiscalité mixte en 2011. » Ce qui veut dire que les contribuables auraient une colonne supplémentaire dans leurs impôts locaux.
Pour André Lefeuvre qui assume désormais la présidence de la commission des finances, « l'argent a filé extrêmement rapidement ». Catherine Guérin (Saint-Domineuc) : « Je m'étonne que vous n'ayez découvert l'état des finances que cet été. » Réponse du président : « Je comptais sur mon vice-président. Il ne faisait pas de réunion. Le budget, il l'a découvert en le lisant à l'assemblée. Quand on veut faire des investissements très lourds, ça doit passer aux orientations budgétaires. »
Il est rejoint par Didier Robin (Tressé) : « Les gros dossiers, il faut les mettre entre parenthèses. Ils coûtent très très cher en investissement et en fonctionnement derrière. Qu'on arrête de prendre la communauté pour une vache à lait. En deux ans, les choses ont changé ; qui aurait imaginé pour la taxe professionnelle ? »
Réaction très vive de Léon Preschoux (Tinténiac) qui craint pour la subvention à la maison de l'enfance sur Tinténiac. Il s'insurge aussi contre le fait que la décision prise par le bureau soit remise en cause comme le demande Loïc Agaësse (Saint-Pierre). « C'est pas comme ça qu'on décide ; et le bureau, il sert à quoi ? » Pour le président : « Chacun a le droit de faire des amendements. »
50 % maximum de subventions
Pour un délégué : « Si c'est le bureau qui décide, à quoi servent les assemblées générales ? » Finalement, l'assemblée adopte le principe général des fonds de concours : une aide maximum de 50 % du solde restant à la charge des communes après subventions et sans plafonnement ; ce que certains auraient voulu à 200 000 €.
Quatre communes vont en bénéficier pour leurs projets petite enfance jeunesse : Dingé (17 900 €), Hédé (65 000 €), Tinténiac (225 600 €), Combourg (229 000 €). Toujours dans ce domaine, l'assemblée a voté, à l'unanimité, la création de deux postes d'éducateurs de jeunes enfants pour le futur Ram (Relais assistantes maternelles). Clin d'oeil du président : « On a voté pour Combourg même si Combourg n'est pas là ; on est sympa. »
15:10 Publié dans A Combourg aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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