30.11.2009

Des tensions entre Combourg et la Communauté de communes (Ouest-France 30 novembre 2009)

Depuis deux mois maintenant, les tensions sont fortes entre la communauté de communes et la ville de Combourg et plus particulièrement son maire, Joël Le Besco.


Le dernier épisode a eu lieu jeudi dernier. En début d'assemblée générale, l'étude d'organisation et de fonctionnement de la communauté a été présentée aux délégués communautaires.

« J'étais outré... »

Elle paraît nécessaire après une quinzaine d'années d'exercice. Un peu plus tard dans la soirée, Rémy Bourges, premier vice-président, a rebondi pour souligner l'importance de l'audit qui va être réalisé par un cabinet privé, avec des mesures à la clef. Il prend l'exemple de l'inauguration de l'Intermarché de Combourg, le matin même. Dans son discours, le maire de Combourg s'est arrogé la création de la zone de Moulin-Madame, en oubliant de citer la communauté de communes...

Difficile à avaler pour Rémy Bourges. « On a mis 3,7 millions d'euros dans cette zone. J'étais outré, livre le premier vice-président. Je travaille comme vous. Je porte les projets de Combourg On travaille également sur la zone de Melesse, à Combourg, qu'on vient de récupérer, avec des coûts très importants. En tant qu'élus, notre fonction nous oblige à laisser nos rancoeurs. C'est la négation de l'esprit communautaire. »

Joël Le Besco étant parti, c'est Bertrand Hignard (Combourg) qui a pris la parole pour lui reprocher cet étalage public. « On peut se parler, on a le droit de se voir ». Rémy Bourges justifie sa position : « Je vous représente, je dois vous rendre compte. On doit s'appuyer sur des exemples comme ça pour rebondir. Il faut profiter de l'audit. »

10 millions pour Combourg

Il prend un autre exemple, pour illustrer la mauvaise volonté du maire de Combourg vis-à-vis de la communauté. Or, depuis sa création, la Bretagne Romantique a investi environ 10 millions d'euros à Combourg. Pour le président André Lefeuvre, il faut reconnaître les efforts engagés. « On a besoin de sagesse et de sérénité. » Présent tout au long des trois heures de réunion, le sous-préfet de Saint-Malo, Jacques Havard-Duclos, a pris la parole à deux ou trois reprises, notamment pour regretter le retard en ce qui concerne l'informatique et la dématérialisation des marchés publics : « Il n'est pas normal qu'un département comme l'Ille-et-Vilaine n'utilise pas un moyen moderne qui marche et d'un confort absolu pour les collectivités. »

Louis Rochefort prend l'exemple du futur complexe communautaire à Tinténiac où, sur 140 offres, seulement trois étaient électroniques.

 

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