21.01.2010
Ne pas oublier l'école maternelle publique
Avec 187 élèves actuellement, l’école maternelle publique ne cesse de voir ses effectifs progresser depuis plusieurs années. En 2008, la municipalité annonçait d’ailleurs un projet d’agrandissement. Cette extension devait répondre aux besoins et éviter qu’aujourd’hui les enfants ne soient 31 par classe en moyenne alors que les salles de classe saturent à partir de 26/28 élèves... Ce projet est actuellement à l’arrêt. Au point que la municipalité n’en parle plus, y compris en conseil d’école. Nous le regrettons et nous déplorons le silence gardé par la municipalité sur cette question.
Pourtant, en matière de bâtiments scolaires, les communes peuvent anticiper les besoins et doivent le faire. En effet, en établissant un plan pluriannuel de travaux fondé sur les prévisions des effectifs à partir des constructions neuves, des arrivées de nouveaux habitants et des prévisions de l’Inspection Académique, il est possible d’anticiper. C’est pourquoi, nous regrettons qu’une promesse ne soit pas suivie d’effets. Rappelons, qu’outre l’inadaptation des salles aux effectifs grandissants, le dortoir et la salle des instituteurs se situent dans des préfabriqués, que la garderie n’est pas dans un local spécifique. Tous ces dysfonctionnements sont connus de tous depuis plusieurs années car ils ont été répertoriés il y a 3 ans. En 3 ans, rien n’a pourtant été fait.
Une gestion prévisionnelle des bâtiments publics doit nécessairement accompagner la politique d’urbanisme. On sait en effet que les nouveaux habitants engendrent de nouveaux besoins. Certes, le budget municipal est contraint. Néanmoins, précisons que les nouveaux habitants paient des impôts qui constituent de nouvelles recettes. Ainsi, en 2009, bien que les impôts n’aient pas augmenté, leur produit a cru de 7,27% en raison de l’accroissement des bases et des nouveaux contribuables. Ceci constitue des ressources supplémentaires non négligeables qui devraient inciter à développer en parallèle les services à la population. Depuis 2004, leur produit a, par exemple, augmenté de 400.000 euros. Enfin, la scolarisation des enfants non résidents à Combourg (Tréméheuc, Saint Léger, Lanrigan, Lourmais) sert souvent d'argument pour justifier le surnombre et son surcoût imputable à Combourg. Pourtant, ces mêmes communes compensent à la ville de Combourg 100% des charges de fonctionnement au prorata de leurs enfants scolarisés à Combourg (délibération du Conseil municipal du 15 décembre 2009).
L’entrée à l’école maternelle revêt une importance considérable pour les enfants comme pour leurs parents, car elle tend à structurer leur rapport à l’école. Dès lors, la municipalité est garante de la qualité de leur accueil en adaptant les locaux aux besoins réels.
10:03 Publié dans Jeunesse, Petite enfance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Bonjour,
Je trouve très pertinente votre analyse sur l'école publique maternelle. Je suis père d'un enfant de 2 ans qui est propre et justement je voulais l'inscrire à l'école publique.
je viens d'emménager au lotissement la Croix Briand et je me rendrai prochainement à l'école publique avec quelques certitudes.
Merci encore pour vos publications qui sont très enrichissantes.
Cordialement,
Philippe Bernard.
Ecrit par : Bernard | 22.01.2010
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