07.05.2010

Un début de printemps peu romantique...

DSC_0052.jpgEntre ville et campagne, Combourg jouit d'un cadre naturel exceptionnel. Doit-on, pour autant, délaisser son entretien et son fleurissement aux entrées de ville (route de Lanhélin, avenue de la Libération, route de Dingé, avenue Gautier) et au centre bourg ? Car améliorer le cadre de vie, c’est aussi améliorer l’image de la commune, assurer son rayonnement touristique et commercial surtout en cette période.

DSC_0061.jpgDSC_0053.jpgA Combourg, de nombreux points de fleurissement ponctuent la ville. Ils se déclinent sous forme de jardinières fixes, de massifs au pied des arbres, voire de jardinières mobiles. Malheureusement, nous déplorons qu’ils soient souvent vides. On ne dénombre ainsi qu’un seul parterre de fleurs aménagé en centre-ville... Ce sont pourtant de véritables relais qui permettraient une continuité du fleurissement à travers toute la ville. Remarquons qu’il y a un an (le 29 mai 2009), notre ville a célébré la remise officielle des panneaux des Petites Cités de Caractère et s’engageait à respecter les objectifs inscrits dans la charte : « valorisation et effort manifeste de réhabilitation et d'entretien du patrimoine à l'intérieur de l'agglomération, protection du patrimoine architectural, urbain et paysager ». (Source revue Contact du 13 juin 2009). Qu’en est-il aujourd’hui de ces engagements ?

DSC_0071.jpgDSC_0063.jpgPourtant, grâce au Festival le Printemps des plantes organisé par le Centre culturel et les prochaines Floréales portées par l’Office de tourisme, nous sommes sensibilisés à l’intérêt d’embellir une ville. Aujourd’hui, les crédits en faveur de cette politique manquent. A la simple lecture du compte administratif 2009, on note que la ligne budgétaire « plantations diverses » bénéficiait de zéro crédit. De même, la ligne budgétaire « mobilier urbain de centre-ville » 000_0147.jpgindiquait zéro crédit. Sur les 12.000 € de crédits prévus en 2009 pour le « mobilier urbain divers (banc, tables, poubelles) », seuls 3.787 € ont été dépensés… Pour 2010, la ligne « plantation diverses » a tout simplement disparu, comme malheureusement celle consacrée à l’implantation d’une fontaine Place Albert Parents pourtant prévue initialement. Qu’en sera-t-il des bancs autour du Lac Tranquille ?

DSC_0074.jpgOn sait que le fleurissement est source de lien social, de revenus pour la commune, de notoriété et de flux touristique. Les élus des communes fleuries sont assez unanimes pour accorder un satisfecit global au fleurissement. Ils évoquent les multiples impacts du fleurissement sur la vie des communes car les actions d’embellissement se répercutent sur le cadre de vie, le cadre social et civique, le tourisme, le cadre économique, mais aussi le cadre éducatif. A l’inverse, DSC_0048.jpgon sait que le manque d’entretien entraîne négligence et saleté comme l’illustrent les parterres en friche. Cet été, nous verrons fleurir la façade de la Maison de Lanterne. Fruit d’un travail bénévole, ceci n’est pas suffisant pour Combourg.

DSC_0049.jpgDans une étude, l’association nationale Villes et Villages fleuris présente le tandem élu-technicien comme le principal facteur clés de réussite. A Combourg, ce binôme reste défaillant en raison du manque d’implication des élus sur cette question et des DSC_0084.jpgmoyens financiers inexistants faute de volonté politique en la matière.

01.12.2009

Les équipements sportifs à Combourg : il est temps d’agir…

A Combourg, où nous comptons 23 activités sportives, de nouveaux besoins doivent être satisfaits et la participation du plus grand nombre recherchée. Nous savons en effet que le sport contribue au bien-être et à la prévention en matière de santé en apportant un impact bénéfique. Par ailleurs, grâce à l’engagement des bénévoles, qui interviennent dans le milieu sportif, il contribue à la cohésion sociale d’une ville. C’est pourquoi, durant la campagne électorale des dernières municipales, le groupe Unis pour Combourg avait suggéré que la Mairie favorise une relation permanente et plus cohérente avec les acteurs sportifs, grâce à une rencontre annuelle des associations sportives. Celle-ci serait l’occasion pour les associations et la Ville : d’apprendre à se connaître et à travailler ensemble ; de mieux identifier leurs besoins (en équipements, en créneaux horaires…) ; de répondre aux interrogations concernant l’absence de lisibilité en matière de subventions. Cette proposition de créer une rencontre annuelle pour débattre de la politique sportive n’a jamais été retenue, alors même qu’elle ne coûte rien. Or, pour mobiliser les associations, n’est-il pas nécessaire de mettre en valeur et de faciliter la tâche des bénévoles ?

Répondre aux attentes et aux besoins des sportifs passe également par une politique cohérente et anticipatrice des besoins en équipements sportifs. A Combourg, cela fait défaut. Notre ville doit offrir des équipements corrects. Le complexe sportif, réalisé par la Communauté de communes de la Bretagne romantique pour les besoins du lycée Chateaubriand, sert bien évidemment aux associations combourgeoises. Mais ce seul équipement intercommunal ne peut suffire, en raison malheureusement de la défaillance de plusieurs équipements sportifs municipaux.

 

 

Salle Basket.JPGLa salle de basket, située rue des sport en plein centre-ville, est dans un état inacceptable. Le conseil municipal du 10 juillet 2007 avait décidé de lancer une consultation auprès d’entreprises pour rénover la charpente et la toiture et remettre aux normes l’électricité. Plus de deux ans après, toujours rien. Les fuites dans le toit se multiplient, les vitres demeurent brisées et les vestiaires sont inadaptés aux 200 adhérents répartis dans 18 équipes.

 

 

Salle Karaté.JPGLa salle du karaté (120 adhérents), située juste à côté, n’est pas dans un meilleur état, au point qu’au budget 2008 avait été prévue une étude sur la réalisation d’un dojo. Ce projet a été abandonné en 2009, transformant ainsi une promesse électorale en simple effet d’annonce…

 

 

 

Les préfabriqués du judo (90 adhérents), place Piquette,Salel de Judo.JPG ne répondent plus, eux aussi, aux besoins : l’absence de vestiaires suffit à témoigner de la vétusté des bâtiments !. Les élus du groupe Unis pour Combourg se sont d’ailleurs étonnés que dans le cadre du projet de médiathèque, ces préfabriqués subsistent, telle une « verrue urbaine » au milieu d’une future œuvre architecturale !

 

 

 Extérieur Malouin.JPGLa salle Malouas, qui accueille le hand-ball et le badminton, semble aussi dans un état peu satisfaisant notamment en raison des fuites dans la toiture, qui occasionnent des annulations de matchs et des blessures.

Sans prétendre être exhaustif, comment enfin ne pas citer le nouveau stade de foot, qui bénéficie d’une tribune mais d’un terrain non encore praticable ? Rappelons, comme autre illustration du manque de cohérence, le projet abandonné de terrain synthétique, budgété en 2009 mais dont les crédits ont été annulés lors du dernier conseil municipal…

 

Aujourd’hui, devant le mécontentement grandissant des associations, la municipalité est tentée de répondre au coup par coup, promettant à chacun salles et terrains spécifiques. De part l’expérience, nous sommes toujours réservés sur de telles promesses, notamment au regard de l’absence de « skate-park », pourtant promis depuis 2001… Mais surtout, notre groupe regrette et déplore l’absence de vision globale et anticipatrice des besoins.

Le groupe Unis pour Combourg reformule sa proposition de réalisation d’un diagnostic complet des besoins sportifs dans notre ville pour mieux les identifier et connaître les capacités nécessaires. Concernant le devenir de la salle de basket, qui devrait être à l’ordre du jour du prochain conseil municipal, nous estimons qu’il n’est pas responsable financièrement de la rénover. En effet, déjà en juillet 2007, les élus d’opposition avaient alerté le Maire sur l’incohérence d’une telle rénovation en raison de l’importance des travaux. A l’époque, il avait été prévu un estimatif des travaux de 65.000 € HT. Or, la Préfecture avait incité la Mairie à déclarer le marché infructueux en raison de l’écart trop important entre l’estimatif et les réponses aux appels d’offres (121.371 € HT). Plus de deux ans après, relancer cette idée paraît donc regrettable, car si telle est l’option de la municipalité, pourquoi ne pas l’avoir effectué auparavant ?

Notre groupe estime plus pertinent d’utiliser le gymnase du collège Chateaubriand. Ce bâtiment, qui appartient au Conseil général, n’est utilisé qu’en journée pendant le temps scolaire. Par l’intermédiaire d’une convention avec le Département, la Ville de Combourg pourrait le rénover et l’agrandir pour notamment installer un dojo commun au karaté et au judo, voire créer un demi-terrain d’entrainement. La réserve foncière attenante au bâtiment permet de telles possibilités d’extension. L’existence d’un mur d’escalade à l’intérieur du gymnase offrirait même la possibilité de créer une nouvelle activité sportive à Combourg… Sa proximité avec le complexe sportif de la Communauté de communes et la piscine permettrait de créer un pôle sportif dans ce quartier, bénéficiant de possibles mutualisations des espaces et des parkings, notamment lors des matchs officiels.

Conscient que la politique sportive d’une ville nécessite une réflexion en amont pour anticiper et planifier des investissements coûteux, le groupe Unis pour Combourg demande une étude complète des besoins à Combourg… En effet, il serait dommageable financièrement de lancer des travaux inadaptés aux besoins de demain, faute de cohérence globale et de concertation avec les acteurs sportifs combourgeois.

15.11.2009

Réponse au Maire concernant l'accessibilité des personnes handicapées

Droit de réponse suite à l’article du Pays Malouin du 12 novembre 2009

Johan Theuret, conseiller municipal du Groupe Unis pour Combourg, réagit aux propos du Maire de Combourg. Dans l’article du Pays Malouin intitulé « Accessibilité : encore du travail », le Maire prétend que concernant la rénovation de la Place Albert Parent, il n’y a pas eu d’erreur et de négligence concernant l’accessibilité des personnes handicapées, car la loi n’avait pas encore été votée.

Johan Theuret s’étonne que l’on puisse avancer cet argument, alors que la loi intitulée « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » date du 11 février 2005 et que les travaux de la Place Albert Parent ont été terminés en mai 2007. Le besoin de lancer aujourd’hui des études pour étudier les problèmes d’accessibilité, alors que la Place Albert Parent a été rénovée il y a deux ans, illustre un défaut d’anticipation, ni plus ni moins. Les travaux qui devront être effectués auraient donc pu être réalisés dès le début. Par ailleurs, dès 2002, le Président Chirac avait fait de l’aide aux personnes handicapées une priorité de son mandat et avait affiché l'objectif que toute personne en situation de handicap puisse accéder aux bâtiments communaux et publics, y circuler et recevoir les informations qui y sont diffusées sans aucun problème de circulation ou accès. Dès lors, les travaux de la Place Albert Parent auraient dû intégrer cette préoccupation dès le début. C’est aussi cela la bonne gestion, éviter de refaire deux fois les mêmes travaux…

12.10.2009

L'accessibilité des personnes handicapées et à mobilité réduite

C'est un sujet qui nous tient à cœur. Nous considérons en effet que les personnes handicapées et à mobilité réduite doivent pouvoir circuler et recevoir les informations diffusées sans difficulté dans les Etablissements Recevant du Public (ERP). Et pour nous ce ne sont pas que des mots… Suite aux élections de 2008, la municipalité a créé une "commission sur l'accessibilité" et ce, parce que c'était obligatoire pour les villes de plus de 5.000 habitants. Nous déplorons le fait que personne de l'opposition ne fasse partie de cette commission. A ce jour, la commission s'est-elle réunie ? On ne le sait pas puisqu'aucun compte-rendu de son travail n'a été évoqué au conseil municipal depuis 1,5 an.

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25.09.2009

Défendre La Poste, défendre un service public

rn62_2438636_1_pre.jpgVotation citoyenne,

le samedi 3 octobre, devant La Poste de Combourg

 Les élus Unis pour Combourg militent contre la privatisation de La Poste proposée par le gouvernement. Ils sont membres du Collectif cantonal de défense des bureaux de Poste de Lanhélin, St Pierre-de-Plesguen, Dingé, Plerguer et Combourg.

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27.07.2009

Compte-rendu du Conseil municipal du 27 juillet 2009

-Pôle culturel intergénérationnel : le Conseil municipal a été appelé à se prononcer sur l’Avant Projet Détaillé (APD) proposé par le cabinet Golhen. Le pôle culturel intergénérationnel sera situé sur l’ancien site de l’école Ste Anne sur une surface de 590 m² (l’enveloppe financière prévue est de 1 081 000 € HT). Sur le projet en lui même, nous avons reformulé nos remarques initiales concernant l’absence de concertation avec toutes les associations susceptibles d’être intéressées par cet espace. En leur présentant le projet, la municipalité aurait pu l’enrichir en décelant leurs besoins tant en terme d’espace que de matériel. La localisation dans des bâtiments anciens empêchera sans doute de faciles extensions qui pourraient se révéler nécessaires en cas de besoins non-identifiés aujourd’hui faute de concertation. Dès lors, ne fallait-il pas dès le début anticiper les besoins associatifs et ne pas restreindre le projet à une simple médiathèque ? Nous craignons en effet que le projet culturel soit négligé et qu’on se focalise uniquement sur le bâti. Sur l’APD en lui même, nous avons regretté que l’ancienne trésorerie ne soit pas intégrée au projet et ce, d’autant plus, qu’il s’agit de locaux municipaux. Nous nous sommes étonnés que dans un projet d’une telle ampleur, qui constitue un réaménagement conséquent de l’espace autour de la Place Piquette, le dojo situé dans des préfabriqués inadaptés aux besoins du judo, soit préservé et demeure en cœur d’îlot de ce futur pôle culturel.


-Rapport annuel sur le prix de l’eau et de l’assainissement collectif : après avoir augmenté de 11,93% en 2007, les prélèvements en eau à la Gentière ont augmenté en 2008 de 24,18%, alors que le nombre d’abonnés n’a augmenté que de 0,19%. Cet écart s’explique notamment par une hausse de la consommation moyenne par habitant qui est de 92m3 (contre 86m3 en 2007). Ce rapport confirme notre souhait de voir entamer d’ores et déjà un vrai débat sur le mode de gestion de l’eau alors que le contrat de délégation de service public avec Veolia arrive à échéance le 30 juin 2010. En effet, il apparaît que depuis 1999, selon la formule d’indexation retenue, les tarifs ont cru de 37,35%. Pour une consommation de 120 m3, sur cette même période, la part de l’exploitant a augmenté de 42,28% et celle de la commune de 25,32%. Cela soulève nécessairement quelques questions ? De plus, on observe pour 2008 que sur le montant d’une facture de 120 m3, 56% reviennent à l’exploitant et 27% à la municipalité (contre 47% en 2007). Enfin, les pertes dues principalement aux fuites sur le réseau ont augmenté en 2008 de 13,19% alors que la ressource totale a augmenté de 7,42%. Il semble donc que les pertes augmentent plus vite. Est-ce dû à la vétusté des canalisations et à une insuffisance de l’entretien qui tendraient à inciter la ville à engager les travaux prévus dans le schéma directeur d’adduction en en eau potable ?


-Vente des « Haras » situés 20 avenue de la Libération : notre groupe avait déjà voté contre le principe de la vente des anciens Haras situés dans un bâtiment construit dans la 2nde moitié du 19ème siècle sans la moindre réflexion. Nous avions suggéré du locatif social et un désenclavement du Clos Vaillant. Le Maire avait répondu qu’il serait « attentif au projet immobilier avant de se déterminer sur la vente ». Force est de constater qu’aujourd’hui la vente à des particuliers pour en faire une simple résidence principale ne témoigne pas d’une quelconque réflexion autour d’un projet immobilier… Quelque soit l’avis des Domaines, Johan Theuret a déploré qu’un bâtiment historique municipal de 163m² situé sur un terrain de 880 m² en plein centre-ville soit cédé pour 115.000 € (soit 131 €/m²) pour usage purement privé. Un collectif immobilier de plusieurs logements aurait pu au minimum être implanté.


-Vœu relatif au maintien des personnels de La Poste et des horaires d’ouverture : ce vœu proposé par le Conseil général d’Ille-et-Vilaine vise à demander à La Poste de ne pas fermer les services postaux de St Pierre, Lanhélin, Dingé, Plesguer et demande un renforcement des services postaux de Combourg. Johan Theuret a rappelé que La Poste est à un tournant de son histoire avec la volonté du gouvernement de la transformer en entreprise publique. Il a déploré ces nouvelles attaques contre les services publics de proximité. Concernant Combourg, l’emplacement actuel de La Poste se révèle insuffisant pour accueillir la clientèle dans de bonnes conditions. Dès lors, il a suggéré que le Maire propose un déplacement de La Poste dans les locaux actuels de la Maison de l’emploi (rue de la Mairie) qui d’ici 1 an et ½ devra déménager en raison de la nouvelle convention entre Pôle emploi et la Bretagne romantique. Ces futurs locaux vacants d’une capacité de 270m² utiles sur deux étages pourraient sans doute accueillir La Poste (et ce d’autant plus s’il y avait confirmation d’implantation du centre de tri dans la zone d’activité de Melesse). Cette proposition devrait être étudiée car elle aurait le mérite de conserver La Poste en centre-ville à proximité d’un autre service public, la Mairie. L’emplacement libéré par La Poste pourrait donc trouver un autre usage notamment commercial comme nous l’avions suggéré pendant la campagne des municipales.


-Sanitaires du camping : Michèle Beaudouin a profité d’une information sur l’avenant sur un marché public pour demander quelle était la fréquentation estivale du camping et quelle était la politique du personnel pour l’entretien des sanitaires (notamment si elle avait donné lieu à des embauches saisonnières).


-Location d’un bâtiment préfabriqué à usage scolaire pour l’école élémentaire avenue des palmiers : nous avons demandé où en étaient les travaux d’agrandissement et souligné que le non financement par le Conseil général d’une classe mobile venait avant tout du fait que la demande avait été trop tardive (30 juin 2009).

17.07.2009

Défense du service public de La Poste

Johan Theuret, conseiller municipal de Combourg, qui avait déjà dénoncé la fermeture de la Trésorerie de Combourg en début d'année, souligne "que La Poste est le symbole du service public de proximité et que son démantèlement dans plusieurs communes du canton est préoccupant (Lanhélin, St Pierre)". "Ceci intervient alors que le projet de loi de changement de statut de La Poste en société anonyme sera examiné fin juillet en Conseil des Ministres et, comme toujours, on nous annonce que c'est pour moderniser le service aux usagers, alors que sur le terrain on constate une dégradation de ce même service". "Cela commence toujours par des restrictions des heures d'ouverture, puis par des fermetures de guichets et enfin par un départ définitif". "Cette politique pernicieuse est une attaque en règle contre le service public", estime Johan Theuret. "Je m'étonne toujours qu'on nous parle d'adaptation des services publics aux nouveaux besoins pour justifier les fermetures. A Combourg, les locaux de La Poste sont trop petits et inadaptés aux besoins grandissants, et pourtant, on ne juge pas utile de les moderniser. Comme quoi, il existe bien un double discours concernant la modernisation des services publics".

Non à la fermeture de la Trésorerie !

La fermeture annoncée sans la moindre concertation de la Trésorerie de Combourg le 1er janvier 2009 constitue un nouveau démantèlement des services publics de proximité. Tout en reconnaissant qu'il est probablement nécessaire de réorganiser le fonctionnement des services de l'État au niveau du ministère des finances, il est indispensable de maintenir des services publics accessibles. Les trésoreries locales sont en effet des lieux d'accueil et de conseil qu'il convient de préserver. Curieusement, la « modernisation » des services publics passe davantage par leur suppression que par leur réelle amélioration. Alors que le Conseil général conforte Combourg en tant que pôle relais situé entre Rennes et St Malo en implantant une antenne d’une agence départementale, que la Communauté de communes a toujours renforcé les services à Combourg en créant notamment la Maison de l’emploi et l’Espace entreprise, l’Etat met à mal ces efforts d’aménagement harmonieux du territoire.

Que penser du budget 2009 ?

C’est le second budget depuis les dernières élections municipales de mars 2008. Le groupe d’opposition « Unis pour Combourg », composé de Marie-Thérèse Sauvée, Johan Theuret, Marguerite Coïc, Loïc Petitpas et Roselyne Marchand, a souhaité commenter le budget 2009 à l’ordre du jour du Conseil municipal de lundi 30 mars.

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Quel devenir pour le commerce de centre-ville ?

« La multiplication des cessations d’activités commerciales dans le centre-ville, malgré les travaux d’embellissement, devrait inciter la municipalité à faire preuve d’imagination et d’audace pour préserver le tissu économique de centre-ville », souligne Johan Theuret, conseiller municipal d’opposition.

 

  

Si Combourg est une ville attractive et agréable, le développement du commerce et de l'artisanat est un enjeu majeur qui nécessite une mobilisation accrue de la municipalité. Or, « la Ville n’entreprend pas suffisamment d’actions concrètes sur l'environnement urbain pour renforcer l'attractivité de Combourg. Elle fait preuve d’un immobilisme préjudiciable », déplore Johan Theuret. Pour lui, une chose est sûre : le développement commercial doit faire partie d’une politique globale. Par exemple, « la réalisation de liaisons entre la zone d'activités de Moulin Madame construite par la Communauté de communes et les commerces de centre-ville n’est absolument pas envisagée par la Ville », regrette l’élu local, qui constate qu’aucun cheminement piéton n’est prévu. « C’est dommage de ne pas profiter de telles réalisations pour moderniser les liaisons entre la périphérie et le centre ».

  

 

Le centre de Combourg devrait se contenter de voir passer la clientèle de la zone du Moulin Madame ? « Notre ville dispose pourtant d’un tissu commercial suffisant pour devenir un véritable pôle commercial », juge Johan Theuret. Il convient donc de renforcer l'existant et de développer les potentialités. « Si Combourg est une ville agréable, qu’est-ce qu’il manque pour renforcer le commerce de centre-ville », demande l’élu d’opposition. « Une locomotive commerciale pour attirer une plus large clientèle et la possibilité de flâner en ville », répond Johan Theuret. La zone de Moulin Madame devrait connaître une certaine affluence. C'est une bonne chose, mais son développement ne doit pas se faire au détriment du centre-ville. « Ses artisans et ses commerçants ont un rôle social incontestable, tout autant qu’une grande surface sans cesse en extension », observe le conseiller municipal. C’est pourquoi, l’implantation d’une activité commerciale conséquente en plein centre pourrait être une solution pour le dynamiser. Le conseiller municipal juge qu’« il n’y a pas de fatalisme ».

 

  

La commune, propriétaire du bâtiment de La Poste, pourrait par exemple créer une liaison entre le Boulevard du Mail et la rue Notre Dame pour élargir l’espace piéton du centre-ville. La transformation de ce bâtiment en petit pôle commercial permettrait d’accueillir des commerçants non présents sur Combourg et d’implanter une ou deux moyennes surfaces, qui auraient un rôle de locomotive. Un tel investissement public serait susceptible d’attirer une nouvelle clientèle, analyse-t-il. « La zone de chalandise de Combourg est importante, pourquoi ne pas en profiter comme le font des villes de la taille de notre commune », s’interroge Johan Theuret.

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