07.05.2010
Un début de printemps peu romantique...
Entre ville et campagne, Combourg jouit d'un cadre naturel exceptionnel. Doit-on, pour autant, délaisser son entretien et son fleurissement aux entrées de ville (route de Lanhélin, avenue de la Libération, route de Dingé, avenue Gautier) et au centre bourg ? Car améliorer le cadre de vie, c’est aussi améliorer l’image de la commune, assurer son rayonnement touristique et commercial surtout en cette période.

A Combourg, de nombreux points de fleurissement ponctuent la ville. Ils se déclinent sous forme de jardinières fixes, de massifs au pied des arbres, voire de jardinières mobiles. Malheureusement, nous déplorons qu’ils soient souvent vides. On ne dénombre ainsi qu’un seul parterre de fleurs aménagé en centre-ville... Ce sont pourtant de véritables relais qui permettraient une continuité du fleurissement à travers toute la ville. Remarquons qu’il y a un an (le 29 mai 2009), notre ville a célébré la remise officielle des panneaux des Petites Cités de Caractère et s’engageait à respecter les objectifs inscrits dans la charte : « valorisation et effort manifeste de réhabilitation et d'entretien du patrimoine à l'intérieur de l'agglomération, protection du patrimoine architectural, urbain et paysager ». (Source revue Contact du 13 juin 2009). Qu’en est-il aujourd’hui de ces engagements ?

Pourtant, grâce au Festival le Printemps des plantes organisé par le Centre culturel et les prochaines Floréales portées par l’Office de tourisme, nous sommes sensibilisés à l’intérêt d’embellir une ville. Aujourd’hui, les crédits en faveur de cette politique manquent. A la simple lecture du compte administratif 2009, on note que la ligne budgétaire « plantations diverses » bénéficiait de zéro crédit. De même, la ligne budgétaire « mobilier urbain de centre-ville »
indiquait zéro crédit. Sur les 12.000 € de crédits prévus en 2009 pour le « mobilier urbain divers (banc, tables, poubelles) », seuls 3.787 € ont été dépensés… Pour 2010, la ligne « plantation diverses » a tout simplement disparu, comme malheureusement celle consacrée à l’implantation d’une fontaine Place Albert Parents pourtant prévue initialement. Qu’en sera-t-il des bancs autour du Lac Tranquille ?
On sait que le fleurissement est source de lien social, de revenus pour la commune, de notoriété et de flux touristique. Les élus des communes fleuries sont assez unanimes pour accorder un satisfecit global au fleurissement. Ils évoquent les multiples impacts du fleurissement sur la vie des communes car les actions d’embellissement se répercutent sur le cadre de vie, le cadre social et civique, le tourisme, le cadre économique, mais aussi le cadre éducatif. A l’inverse,
on sait que le manque d’entretien entraîne négligence et saleté comme l’illustrent les parterres en friche. Cet été, nous verrons fleurir la façade de la Maison de Lanterne. Fruit d’un travail bénévole, ceci n’est pas suffisant pour Combourg.
Dans une étude, l’association nationale Villes et Villages fleuris présente le tandem élu-technicien comme le principal facteur clés de réussite. A Combourg, ce binôme reste défaillant en raison du manque d’implication des élus sur cette question et des
moyens financiers inexistants faute de volonté politique en la matière.
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10.02.2010
Pour un réseau de chaleur à Combourg
Deux tonnes par an : c’est la quantité de dioxyde de carbone que rejette chaque Français dans le cadre de l’occupation de son logement. C’est pourquoi, la Communauté de communes de la Bretagne romantique envisage de lancer une filière bois-énergie à Combourg pour chauffer plusieurs bâtiments publics.
Le territoire de la Bretagne romantique bénéficie de ressources en bois suffisamment importantes pour engager une telle démarche, notamment plus de 4.000 ha de surfaces boisées auxquelles s’ajoutent 600 ha de taillis agricoles. Au total, ce sont ainsi plus de 1.600 tonnes par an de bois qui sont mobilisables à court terme sur une ressource totale évaluée à plus de 10.000 tonnes par an. En assemblée générale de Communauté de communes (28 novembre 2009), Johan Theuret, conseiller municipal de Combourg, a rappelé l’importance en termes d’emplois de la filière bois en Ille-et-Vilaine et la nécessité de la soutenir.
En 1997, le projet d’une chaufferie à bois avait déjà été étudié à Combourg pour chauffer notamment le lycée Chateaubriand. Jamais réalisé, ce projet est aujourd’hui relancé en raison des obligations du Grenelle de l’environnement. La Communauté de communes envisage de lancer une étude de faisabilité pour implanter une chaufferie à bois et un réseau de chaleur pour chauffer la cité scolaire Chateaubriand, la piscine, le CPSA et les écoles publiques. La Ville de Combourg ne semble pas intéressée par une intégration de ses écoles à ce réseau de chaleur.
La chaufferie à bois, installée dans un bâtiment de 70 m2 à proximité du gymnase, consommerait 800 tonnes de bois par an. L’investissement total est estimé à 1,1 million d’euros avec un temps de retour sur investissement évalué à 13 ans. Toutes les études montrent qu’il est en effet plus économique de chauffer les bâtiments publics avec du bois provenant des territoires voisins plutôt qu’avec du gaz naturel importé de pays lointains. Par ailleurs, les subventions mobilisables pour un tel projet seraient de 307.000 €.
Le groupe des élus Unis pour Combourg soutiendra ce projet déjà porté en 1997 par Marie-Thérèse Sauvée, Maire de Combourg à l’époque. Ses élus espèrent que la Ville de Combourg ne s’opposera pas à cette initiative, comme, malheureusement, elle a pu le faire pour le projet d’implantation d’éoliennes, faisant de Combourg une exception au sein de la Bretagne romantique.
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