17.07.2009

Prix de l'eau et de l'assainissement

Lors du dernier Conseil municipal (29 juin 2009), l’opposition municipale, « Unis pour Combourg » a demandé qu’à l’occasion de l’arrivée à échéance des contrats de délégation des services publics de l’eau et d’assainissement collectif à la société Veolia, soit lancé un débat sur le choix du mode de gestion.

 

Johan Theuret, conseiller municipal, tient à préciser que « dans la mesure où nous sommes à un an de la fin du contrat qui confie la mission de production et de distribution de l’eau, nous demandons qu’un débat serein et non dogmatique soit mené au sein de la municipalité pour étudier toutes les possibilités de gestion. En effet, depuis plusieurs années, le prix de l’eau ne cesse d’augmenter à Combourg (+1,5% en 2008, +1,5% en 2009) et nous ne cessons de dénoncer ces hausses tarifaires injustifiées. Comme nous constatons que ces augmentations de prix n’entraînent aucun travaux de modernisation du réseau, contrairement aux besoins répertoriés dans le schéma directeur de restructuration du réseau d’adduction d’eau potable, nous proposons que l’on profite de l’arrivée à échéance du contrat avec la société Veolia pour réétudier toutes les raisons qui poussent à l’augmentation du prix de l’eau à Combourg ».

 

Johan Theuret demande donc qu’ « on étudie toutes les possibilités de gestion à savoir soit une gestion par une entreprise privée comme actuellement soit une gestion en régie c’est-à-dire par les services de la ville ». « Certaines études donnent des éléments d’appréciation démontrant les avantage de la régie notamment lorsque l’on se focalise sur le prix de la distribution, notre groupe souhaite qu’on ne fasse pas l’économie de ce débat ». Johan Theuret note aussi que « de nombreuses communes au sein de leur contrat avec l’entreprise gérant l’eau potable, marque une volonté de contrôle plus forte, prenant la forme d’exigences d’informations techniques et financières, nettement supérieures à la simple obligation légale de rendre un rapport annuel sur l’activité. Nous demandons donc que toutes ces possibilités soient étudiées pour parvenir à un prix de l’eau transparent ».

Crise du lait

Alors que sévit actuellement une crise considérable chez les producteurs laitiers, Johan Theuret, conseiller municipal de Combourg, estime légitime la colère et comprend la détresse que les producteurs manifestent depuis trois semaines notamment sur le canton de Combourg, un des premiers cantons laitiers d’Ille-et-Vilaine.

Lorsque l'on constate une diminution de 30% du prix du lait qui se traduit à peine par une diminution de 3% ou de 4% du prix de vente des produits laitiers, il convient de chercher l'erreur ! Autre ineptie du système, les producteurs sont rémunérés le mois suivant de leurs livraisons. Ainsi, c'est en prenant connaissance à la mi-mai du montant de leur rémunération pour le lait livré en avril que le mouvement de colère a pris forme et entrainé le blocage de nombreuses laiteries et grandes surfaces.

Au mois d’avril, en effet, les centrales ont acheté le lait au prix de 210 euros environ les 1000 litres, faisant chuter de 30% les revenus des producteurs. N’oublions pas qu’en 2008, les producteurs avaient répondu présents quand on leur avait demandé de produire plus pour faire baisser les prix et protéger les consommateurs. En 1984, la politique agricole commune avait mis en place les quotas. Un outil, certes à améliorer, mais qui avait le mérite d´assurer des revenus décents aux agriculteurs. Les gouvernements de l´Union européenne décident aujourd´hui de leur suppression en 2015.

Cette suppression des quotas modifiera la nature des relations entre producteurs et entreprises, renforçant entre autre « le pouvoir de négociation » de la grande distribution. Ce renforcement du pouvoir de la grande distribution apparaît particulièrement préoccupant alors que l’opacité des prix exaspère les producteurs et les consommateurs. L’Observatoire des prix et des marges créé en grandes pompes en mars 2008 patine et le lait illustre malheureusement bien le problème, considère Johan Theuret.