11.09.2010

Lettre ouverte à l'Inspecteur d'Académie en faveur de l'école maternelle

LETTRE OUVERTE A L'INSPECTEUR D'ACADEMIE

Courrier à l'IA (ouverture 7ème classe).pdf 

 

Marie-Thérèse SAUVEE

Johan THEURET

Loïc PETITPAS

Roselyne MARCHAND

Michèle BEAUDOUIN

 

Combourg, le 9 septembre 2010

 

Monsieur l’Inspecteur d’Académie

1, quai Dujardin

B.P.3145

35031 Rennes cedex

 

Objet : ouverture d’une septième classe à l’école maternelle publique

 

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

 

Par ce courrier, en tant qu’élus municipaux de la Ville de Combourg, nous souhaitons exprimer notre plus vive inquiétude quant à l’accueil des enfants scolarisés à l’école publique maternelle et des moyens qui lui sont donnés.

 

En effet, vous avez rencontré les parents d’élèves, en présence de l’une de nos représentantes, à propos de l’ouverture d’une septième classe à l’école maternelle. Sachez que nous soutenons ardemment leur démarche.

 

180 élèves sont scolarisés à l’école maternelle publique, soit une moyenne de 30 élèves par classe. Nous savons, au regard du nombre de nouveaux habitants, que cet effectif augmentera en cours d’année. C’est pourquoi, il nous paraît légitime d’ouvrir dès maintenant une classe supplémentaire.

 

Est-il raisonnable de nier l’augmentation de la population scolaire en cours d’année alors que l’an dernier, une vingtaine d’élèves sont arrivés en milieu d’année ?

 

Votre refus s’inscrit dans la logique actuelle de l’Etat : supprimer des heures d’enseignement, supprimer des postes pour réaliser des économies substantielles alors que l’école n’est pas une charge à réduire mais un investissement pour l’avenir. Nous le déplorons.

 

Votre position provoque une dégradation des conditions d’enseignement pour les élèves comme pour les enseignants et conduit à l’aggravation des inégalités au lieu de les réduire. Comment peut-on sérieusement prétendre maintenir une éducation de qualité et lutter contre l’échec scolaire en maintenant des classes chargées ?

 

Nous sommes à votre disposition pour vous faire part de nos nombreux arguments. Nous espérons que votre position n’est pas définitive car elle nous semble très préjudiciable à l’avenir de nos enfants.

 

Nous vous prions de croire, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, en l’expression de nos sentiments les meilleurs.

 

 

Marie-Thérèse SAUVEE, Johan THEURET, Loïc PETITPAS,

Roselyne MARCHAND, Michèle BEAUDOUIN

 

 

 

03.06.2010

Les élus d'opposition veulent un conseil municipal des jeunes (Ouest-France du 3 juin)

Article paru dans Ouest-France du 3 juin 2010

 

 

La jeunesse d'une ville est son avenir et sa richesse. Un lycée, deux collèges, des associations culturelles et des clubs sportifs ne peuvent répondre à toutes les attentes et à tous les besoins des jeunes. C'est ce qu'estiment les élus d'opposition du groupe Unis pour Combourg. Selon eux, « la jeunesse n'est pas une priorité pour la municipalité. »

 

 

Un conseil et un local

 

 

Ils proposent donc un projet éducatif local en quatre points. Tout d'abord, la création d'un conseil munici-pal des jeunes (CMJ), outil d'éducation à la citoyenneté. « Il y en a eu deux lors du premier mandat », signale Marylène Quevert, adjointe chargée de l'éducation, « le premier était positif, mais les élus du second étaient moins nombreux et impliqués. »

 

 

La deuxième proposition est la mise en place d'un local qui permettrait aux jeunes de se retrouver sous la responsabilité d'un professionnel. « Quand on a plus de 12 ans, le centre de loisirs, c'est fini. » Il existait un foyer des jeunes, le Libertad, créé en 2000 dans la structure mobile de l'ancienne école de la rue des Sports, avec un billard, une chaîne hi-fi et une animatrice (coordinatrice des actions culturelles) engagée par la mairie.

 

 

« L'ambiance était super, se souvient Gilles, un jeune âgé de 20 ans. Tous les samedis il y avait sortie, escalade, paint-ball, rando, patinage. »

 

 

Né d'une volonté municipale et à la demande du CMJ de l'époque, le foyer a été fermé par la suite. « La municipalité avait élaboré un cahier des charges destiné à la mise en place d'une animation pour les 11-16 ans, rappelle Mme Quévert. Nous n'avons eu qu'une réponse. Nous relancerons une demande à la fin de l'année ». Néanmoins, rien n'est prévu pour les 17-20 ans.

 

 

Les autres idées concernent l'organisation de rencontres entre générations autour de projets festifs, caritatifs ou citoyens, le lancement d'une politique de prévention santé, à l'instar de Dol-de-Bretagne, pour sensibiliser les jeunes aux problèmes de la drogue, l'alcool ou la violence. Les jeunes interrogés sont unanimes : « Ce que nous voulons, c'est un lieu pour se retrouver ensemble pour créer des liens et mener ensemble des projets. »

 

23.04.2010

La jeunesse aujourd’hui à Combourg

Combourg a la chance de disposer d’un lycée, d’un riche maillage associatif et d’acteurs publics et privés travaillant en lien avec les jeunes. On déplore pourtant que notre ville demeure hermétique à toute politique jeunesse. En dehors de la dépense de 27.000 € en faveur du centre de loisirs, curieusement, il n’existe aucune autre ligne budgétaire en faveur de la jeunesse.

 

On ne peut pas se contenter de dire que nos jeunes font du bruit ou s’alcoolisent dans les rues. Il faut plutôt leur proposer une structure où ils peuvent s’épanouir pour leur bien être et le bien être de tous en créant des liens intergénérationnels. Certes, cela à un coût, mais quand on perçoit le mal être d’une partie de nos jeunes, il est plus que temps d’agir pour faire d’eux des citoyens responsables avant leur entrée dans le monde des adultes.

 

C’est pourquoi, le groupe Unis pour Combourg propose que soit enfin mise en place une vraie politique jeunesse, pouvant se décliner en plusieurs objectifs permettant de rendre les jeunes acteurs.

-Création d’un conseil municipal des jeunes dont l’objectif serait de faire participer les jeunes à la vie de la commune et de les responsabiliser grâce la réalisation de leurs projets.

-Organisation de rencontres intergénérationnelles, d’une journée au bénéfice d'une association caritative, sensibilisation à l'environnement...

-Mise en place d’une maison des jeunes ou d’un foyer des jeunes dont l’objectif serait la responsabilisation et l’autonomie des jeunes grâce à une animation socio-culturelle, à un accès équitable au sport... Cette maison permettrait de créer des liens, de susciter de nouvelles initiatives, et de faciliter l’expression de chacun à travers des projets, des réalisations, des évènements. Grâce à la mise à disposition d’un local, son fonctionnement, toujours encadré par des éducateurs, pourrait aussi permettre d’organiser régulièrement des sorties (patinoire de Rennes, tous ensemble à la plage, des concerts...) ou des animations (avec par exemple un babyfoot, un billard, une sonorisation…).

-Lancement d’une politique de prévention santé : participation à des actions semblables à celles de Dol-de-Bretagne (chapiteau santé) pour sensibiliser les jeunes aux problèmes de la drogue, l'alcool ou la violence.

 

Ce que veulent les jeunes Combourgeois, c’est un lieu pour se retrouver ensemble pour créer des liens et mener ensemble des projets. Les associations sportives et culturelles (à qui nous rendons hommage pour leur dévouement auprès des jeunes) ne suffisent plus pour répondre à toutes les envies et attentes. Et c’est normal.

A Combourg, rien n’est engagé pour la jeunesse. Quand on a plus de 13 ans, le centre de loisirs c’est fini. Et pourtant, avant 2001, il existait un foyer des jeunes qui aurait pu continuer à fonctionner. Il suffisait pour cela qu’on lui en donne les moyens : un nouveau lieu mieux adapté. Mais la solution qui a été choisie à l’époque a été radicale : la fermeture pure et simple et la suppression de l’emploi d’animateur. Depuis, il n’existe plus aucune politique jeunesse en faveur des 12-20 ans. Il est temps que cela change…

26.03.2010

Pour des tarifs sociaux à la cantine scolaire

La loi a donné compétence aux communes pour assurer la restauration dans les écoles dont elles ont la charge. Il leur revient aussi de déterminer chaque année les tarifs pratiqués dans les cantines des écoles maternelles et primaires publiques. La seule contrainte réglementaire est que le prix facturé ne doit pas dépasser le coût de revient (estimé à 4,35 € en moyenne).

C’est pourquoi à l’occasion du vote du budget 2010 dans quelques jours, les élus du Groupe Unis pour Combourg proposent de nouveau que la municipalité saisisse l'obligation imposée par la Caisse d'Allocations Familiales de tenir compte du quotient familial dans la tarification du centre de loisirs, pour étendre cette mesure éminemment sociale au tarif de la cantine. Elle permet en effet d'adapter les tarifs en fonction des revenus et de la taille de chaque ménage. De plus, dans un contexte de crise économique, c’est aussi le choix d’aider les familles les plus en difficultés.

Au tarif uniforme actuel de 2,87 € par repas, pourrait se substituer une tarification dite «sociale» qui tient compte des revenus des ménages. Par ce dispositif, nous voulons réduire le prix du repas pour les familles les moins aisées et faciliter l’accès à la cantine pour tous les enfants.

Cette réforme est neutre pour les finances municipales. Les familles les plus aisées acceptent en effet de payer un tarif plus élevé et les familles les plus modestes voient leur note baisser. Il n’y aurait donc pas besoin d’accroître la subvention municipale d’équilibre, sauf si on ne voulait pas trop augmenter le tarif plafond.

Pour mener à bien cette réforme engagée dans quasiment toutes les communes, les élus du Groupe du Unis pour Combourg suggèrent que la municipalité engage un débat avec les associations de parents d’élèves et avec les acteurs locaux de la communauté éducative. Ainsi en juin prochain, lors du vote des tarifs pour la rentrée 2010, cette nouvelle pratique tarifaire pourrait alors être introduite.

 

03.03.2010

Ça se passe à Combourg : les toilettes de l’école élémentaire condamnées

Depuis novembre 2009, les travaux d’agrandissement de l’école primaire ont débuté. Leur montant est de 684.942 € TTC. Or, qu’apprend-on dans un courrier de l’équipe enseignante adressé aux parents d’élèves en février dernier ? « Que depuis de trop nombreux mois, les toilettes extérieures sont hors d’usage : fuite, écoulement d’eau continu… Les enfants ne peuvent donc pas se rendre aux toilettes, tirer les chasses d’eau ou boire aux robinet ».

 
Il est surprenant qu’à l’occasion des travaux actuels, il ne soit pas possible de réparer les toilettes… Nous ne pouvons qu’être surpris et choqués de constater que des travaux ne sont pas effectués. Comment peut-on priver une école de toilettes extérieures ? Alors que depuis des mois, les pouvoirs publics ne cessent de prôner la prévention sanitaire face au virus de la grippe H1N1, notamment en se lavant les mains, la Mairie néglige l’entretien des toilettes au sein même de l’école élémentaire…


Depuis longtemps, le groupe Unis pour Combourg demande une meilleure prévisibilité en matière de travaux de bâtiments. Nous sommes en effet convaincus qu’une meilleure anticipation des besoins permet de mieux planifier les travaux et d’éviter de telles négligences. A défaut de davantage d’anticipation, le groupe Unis pour Combourg demande qu’au minimum les travaux dits de modernisation intègrent rapidement une rénovation des toilettes…

 

25.02.2010

Compte-rendu du Conseil municipal du 24 février 2010

1). Demande d’agrément au ministère chargé du logement pour que le territoire de Combourg soit éligible au dispositif de la loi Scellier.

La loi Scellier permet d'obtenir, sous forme de réduction d'impôt, le remboursement par l'état de 25% à 37% du prix d'un bien immobilier (appartement ou maison) destiné à la location. La loi Scellier est basée sur une réduction d'impôt (jusqu'à 111.000€) et s'adresse à tous les contribuables. Comme notre groupe l’avait rappelé en juillet dernier, lorsque ce dossier avait déjà été abordé, la loi Scellier repose avant tout sur une délimitation des zones très précise. Ainsi, afin de ne pas reproduire « l’erreur Robien », la loi Scellier n’est éligible que sur une partie du territoire (zones A, B1 et B2), représentant des villes à forte demande locative. Afin de satisfaire certains maires laissés de coté, l’Etat a néanmoins élargi ce zonage récemment afin de faire passer certaines « petites » villes de la zone C à la zone B.

Pour les élus du Groupe Unis pour Combourg, le territoire de la commune de Combourg n’a pas le potentiel locatif suffisant (des logements sont déjà vacants et ont déjà bénéficié des dispositifs De Robien).

 

2). Accueil de loisirs : convention entre l’Union Française des Centres de Vacances (UFCV) et la Ville de Combourg.

La commune de Combourg dispose d’un centre de loisirs qui fonctionne les mercredis et pendant les vacances scolaires. La gestion du centre de loisirs est confiée à l’UFCV. La convention qui liait la Ville à l’UFCV a expiré le 31 décembre 2009. Une consultation a été lancée pour qu’un nouveau prestataire intervienne à partir du 1er janvier 2010 et pour une période de 3 ans.

Seule l’UFVC a répondu à l’appel d’offre. La municipalité a décidé de prolonger la convention actuelle d’un an et de relancer un nouvel appel d’offre au cours du second semestre 2010.

Le groupe Unis pour Combourg déplore ce choix. En refusant de signer une nouvelle convention et de maintenir la présente convention, les améliorations attendues concernant le fonctionnement du centre de loisirs (accueil adapté des 9-12 ans, ouverture plus importante en août) et la mise en place d’un espace jeune (pour les 12-18 ans) sont donc remises en cause et reportées. Une nouvelle fois, la création d’une véritable politique jeunesse semble faire les frais des arbitrages budgétaires.

 

3). Requalification de la voirie urbaine.

La municipalité décide de réfléchir au devenir de certaines voies urbaines. Ainsi, une étude devrait être lancée pour l’aménagement de l’Avenue de la Libération, de la Rue de Melesse, de la Route de Dingé et de la Route de Lourmais.

Les élus du groupe Unis pour Combourg se demandent pourquoi ne pas avoir engagé de telles études (notamment pour l’Avenue de la Libération) avant d’engager les travaux d’effacement des réseaux électriques et de réfection des réseaux d’eau et assainissement. Il aurait semble-t-il était plus opportun de tout planifier en même temps au lieu de saucissonner la réalisation des travaux…

 

4). Compte administratif de l’exercice 2009 de la ville.

Le compte administratif de l'année écoulée, document qui rend compte des dépenses et des recettes réellement réalisées, permet de vérifier si les équilibres budgétaires ont été respectés. Il est le reflet exact de la gestion de la municipalité et permet de vérifier la justesse et la sincérité des prévisions annoncées au budget primitif.

Le compte administratif 2009 constate une différence entre le réalisé et le prévisionnel de -1,1 million d’euros pour les dépenses de fonctionnement (soit un écart de -25%) et de +418.333 euros pour les recettes de fonctionnement (soit un écart de +10%). Concernant les dépenses d’investissement, la différence est de -983.808 euros (soit un écart de -20%).

Pourquoi de tels écarts qui confirment une fois encore l’absence de sincérité du budget ?

S’agissant des dépenses de fonctionnement, par exemple, les dépenses de personnel (titulaires et contractuels) sont inférieures de 100.000 euros aux prévisions budgétaires. La subvention versée au Centre Communal d’Action Sociale devait être de 89.000 euros, elle n’a été que 40.000 euros (tous les ans, la ligne du CCAS voit des crédits annulés). S’agissant des recettes de fonctionnement, le produit des impôts a progressé de 85.066 euros par rapport à 2008, donnant ainsi des marges de manœuvres complémentaires. Il est donc surprenant de lire sans cesse dans le bulletin municipal que les recettes baissent…

La minoration des recettes et la majoration des dépenses de fonctionnement permettent à la ville de dégager un excédent de fonctionnement de 1,5 millions d’euros. L’importance de cet excédent de fonctionnement engendre une épargne brute de 1,2 millions qui permet d’autofinancer une partie des investissements. Cependant, comme pour les dépenses de fonctionnement, on constate un important écart entre les prévisions d’investissement et les investissements réalisés. En effet, de nombreux investissements ont été annulés : du mobilier urbain (bancs, tables, poubelles), du petit matériel (tondeuse, défibrilateur de Malouas…), un certain nombre de travaux de bâtiments (la salle omnisports, la construction d’un colombarium au cimetière, la construction d’un terrain synthétique…) et des travaux de voierie.

En conclusion, le groupe Unis pour Combourg vote contre le compte administratif 2009, car il révèle l’absence de sincérité du budget 2009 et dénote de curieux choix budgétaires. Depuis des années, malgré la croissance des recettes de fonctionnement, la municipalité a fait le choix de restreindre considérablement les dépenses de fonctionnement empêchant ainsi de satisfaire les besoins croissants de la population. Cet important excédent de fonctionnement devrait servir à financer des investissements. On constate malheureusement que ce n’est pas non plus le cas…

 

5). Compte administratif de l’exercice 2009 des budgets eau et assainissement.

Comme les années précédentes, on constate d’importants excédents de trésorerie qui constituent une cagnotte. Les excédents cumulés depuis des années, rapprochés des recettes moyennes de l’eau et de l’assainissement, font que les produits des redevances sont très largement  supérieurs aux besoins financiers de ces deux services annexes (les recettes sont environ de 50% au-dessus des besoins). L’ampleur de cet écart montre que l’effort demandé aux usagers n’apparaît pas proportionné aux besoins, et que les redevances versées ne trouvent pas une contrepartie directe dans les prestations fournies par le service municipal. Par ailleurs, la succession d’inscriptions budgétaires et de reports ou d’annulations pour différents projets d’investissement ne permet pas de justifier la constitution d’une telle réserve financière (d’où l’appellation de « cagnotte »). En effet, l’examen des comptes administratifs montre en dépenses d’investissement des taux d’exécution particulièrement faibles – voire nuls certaines années –, qui conduisent à s’interroger sur la sincérité des projets d'opérations inscrits (notamment lorsqu'on observe que certains programmes d’investissements demeurent inscrits en restes à réaliser depuis plusieurs exercices).

21.01.2010

Ne pas oublier l'école maternelle publique

Avec 187 élèves actuellement, l’école maternelle publique ne cesse de voir ses effectifs progresser depuis plusieurs années. En 2008, la municipalité annonçait d’ailleurs un projet d’agrandissement. Cette extension devait répondre aux besoins et éviter qu’aujourd’hui les enfants ne soient 31 par classe en moyenne alors que les salles de classe saturent à partir de 26/28 élèves... Ce projet est actuellement à l’arrêt. Au point que la municipalité n’en parle plus, y compris en conseil d’école. Nous le regrettons et nous déplorons le silence gardé par la municipalité sur cette question.

Pourtant, en matière de bâtiments scolaires, les communes peuvent anticiper les besoins et doivent le faire. En effet, en établissant un plan pluriannuel de travaux fondé sur les prévisions des effectifs à partir des constructions neuves, des arrivées de nouveaux habitants et des prévisions de l’Inspection Académique, il est possible d’anticiper. C’est pourquoi, nous regrettons qu’une promesse ne soit pas suivie d’effets. Rappelons, qu’outre l’inadaptation des salles aux effectifs grandissants, le dortoir et la salle des instituteurs se situent dans des préfabriqués, que la garderie n’est pas dans un local spécifique. Tous ces dysfonctionnements sont connus de tous depuis plusieurs années car ils ont été répertoriés il y a 3 ans. En 3 ans, rien n’a pourtant été fait.

Une gestion prévisionnelle des bâtiments publics doit nécessairement accompagner la politique d’urbanisme. On sait en effet que les nouveaux habitants engendrent de nouveaux besoins. Certes, le budget municipal est contraint. Néanmoins, précisons que les nouveaux habitants paient des impôts qui constituent de nouvelles recettes. Ainsi, en 2009, bien que les impôts n’aient pas augmenté, leur produit a cru de 7,27% en raison de l’accroissement des bases et des nouveaux contribuables. Ceci constitue des ressources supplémentaires non négligeables qui devraient inciter à développer en parallèle les services à la population. Depuis 2004, leur produit a, par exemple, augmenté de 400.000 euros. Enfin, la scolarisation des enfants non résidents à Combourg (Tréméheuc, Saint Léger, Lanrigan, Lourmais) sert souvent d'argument pour justifier le surnombre et son surcoût imputable à Combourg. Pourtant, ces mêmes communes compensent à la ville de Combourg 100% des charges de fonctionnement au prorata de leurs enfants scolarisés à Combourg (délibération du Conseil municipal du 15 décembre 2009).

L’entrée à l’école maternelle revêt une importance considérable pour les enfants comme pour leurs parents, car elle tend à structurer leur rapport à l’école. Dès lors, la municipalité est garante de la qualité de leur accueil en adaptant les locaux aux besoins réels.

01.12.2009

Les équipements sportifs à Combourg : il est temps d’agir…

A Combourg, où nous comptons 23 activités sportives, de nouveaux besoins doivent être satisfaits et la participation du plus grand nombre recherchée. Nous savons en effet que le sport contribue au bien-être et à la prévention en matière de santé en apportant un impact bénéfique. Par ailleurs, grâce à l’engagement des bénévoles, qui interviennent dans le milieu sportif, il contribue à la cohésion sociale d’une ville. C’est pourquoi, durant la campagne électorale des dernières municipales, le groupe Unis pour Combourg avait suggéré que la Mairie favorise une relation permanente et plus cohérente avec les acteurs sportifs, grâce à une rencontre annuelle des associations sportives. Celle-ci serait l’occasion pour les associations et la Ville : d’apprendre à se connaître et à travailler ensemble ; de mieux identifier leurs besoins (en équipements, en créneaux horaires…) ; de répondre aux interrogations concernant l’absence de lisibilité en matière de subventions. Cette proposition de créer une rencontre annuelle pour débattre de la politique sportive n’a jamais été retenue, alors même qu’elle ne coûte rien. Or, pour mobiliser les associations, n’est-il pas nécessaire de mettre en valeur et de faciliter la tâche des bénévoles ?

Répondre aux attentes et aux besoins des sportifs passe également par une politique cohérente et anticipatrice des besoins en équipements sportifs. A Combourg, cela fait défaut. Notre ville doit offrir des équipements corrects. Le complexe sportif, réalisé par la Communauté de communes de la Bretagne romantique pour les besoins du lycée Chateaubriand, sert bien évidemment aux associations combourgeoises. Mais ce seul équipement intercommunal ne peut suffire, en raison malheureusement de la défaillance de plusieurs équipements sportifs municipaux.

 

 

Salle Basket.JPGLa salle de basket, située rue des sport en plein centre-ville, est dans un état inacceptable. Le conseil municipal du 10 juillet 2007 avait décidé de lancer une consultation auprès d’entreprises pour rénover la charpente et la toiture et remettre aux normes l’électricité. Plus de deux ans après, toujours rien. Les fuites dans le toit se multiplient, les vitres demeurent brisées et les vestiaires sont inadaptés aux 200 adhérents répartis dans 18 équipes.

 

 

Salle Karaté.JPGLa salle du karaté (120 adhérents), située juste à côté, n’est pas dans un meilleur état, au point qu’au budget 2008 avait été prévue une étude sur la réalisation d’un dojo. Ce projet a été abandonné en 2009, transformant ainsi une promesse électorale en simple effet d’annonce…

 

 

 

Les préfabriqués du judo (90 adhérents), place Piquette,Salel de Judo.JPG ne répondent plus, eux aussi, aux besoins : l’absence de vestiaires suffit à témoigner de la vétusté des bâtiments !. Les élus du groupe Unis pour Combourg se sont d’ailleurs étonnés que dans le cadre du projet de médiathèque, ces préfabriqués subsistent, telle une « verrue urbaine » au milieu d’une future œuvre architecturale !

 

 

 Extérieur Malouin.JPGLa salle Malouas, qui accueille le hand-ball et le badminton, semble aussi dans un état peu satisfaisant notamment en raison des fuites dans la toiture, qui occasionnent des annulations de matchs et des blessures.

Sans prétendre être exhaustif, comment enfin ne pas citer le nouveau stade de foot, qui bénéficie d’une tribune mais d’un terrain non encore praticable ? Rappelons, comme autre illustration du manque de cohérence, le projet abandonné de terrain synthétique, budgété en 2009 mais dont les crédits ont été annulés lors du dernier conseil municipal…

 

Aujourd’hui, devant le mécontentement grandissant des associations, la municipalité est tentée de répondre au coup par coup, promettant à chacun salles et terrains spécifiques. De part l’expérience, nous sommes toujours réservés sur de telles promesses, notamment au regard de l’absence de « skate-park », pourtant promis depuis 2001… Mais surtout, notre groupe regrette et déplore l’absence de vision globale et anticipatrice des besoins.

Le groupe Unis pour Combourg reformule sa proposition de réalisation d’un diagnostic complet des besoins sportifs dans notre ville pour mieux les identifier et connaître les capacités nécessaires. Concernant le devenir de la salle de basket, qui devrait être à l’ordre du jour du prochain conseil municipal, nous estimons qu’il n’est pas responsable financièrement de la rénover. En effet, déjà en juillet 2007, les élus d’opposition avaient alerté le Maire sur l’incohérence d’une telle rénovation en raison de l’importance des travaux. A l’époque, il avait été prévu un estimatif des travaux de 65.000 € HT. Or, la Préfecture avait incité la Mairie à déclarer le marché infructueux en raison de l’écart trop important entre l’estimatif et les réponses aux appels d’offres (121.371 € HT). Plus de deux ans après, relancer cette idée paraît donc regrettable, car si telle est l’option de la municipalité, pourquoi ne pas l’avoir effectué auparavant ?

Notre groupe estime plus pertinent d’utiliser le gymnase du collège Chateaubriand. Ce bâtiment, qui appartient au Conseil général, n’est utilisé qu’en journée pendant le temps scolaire. Par l’intermédiaire d’une convention avec le Département, la Ville de Combourg pourrait le rénover et l’agrandir pour notamment installer un dojo commun au karaté et au judo, voire créer un demi-terrain d’entrainement. La réserve foncière attenante au bâtiment permet de telles possibilités d’extension. L’existence d’un mur d’escalade à l’intérieur du gymnase offrirait même la possibilité de créer une nouvelle activité sportive à Combourg… Sa proximité avec le complexe sportif de la Communauté de communes et la piscine permettrait de créer un pôle sportif dans ce quartier, bénéficiant de possibles mutualisations des espaces et des parkings, notamment lors des matchs officiels.

Conscient que la politique sportive d’une ville nécessite une réflexion en amont pour anticiper et planifier des investissements coûteux, le groupe Unis pour Combourg demande une étude complète des besoins à Combourg… En effet, il serait dommageable financièrement de lancer des travaux inadaptés aux besoins de demain, faute de cohérence globale et de concertation avec les acteurs sportifs combourgeois.

16.09.2009

Pour une véritable politique petite enfance

Aire de Jeux.JPGCombourg change, Combourg grandit. De nouveaux besoins se font sentir. Lancer de véritables politiques petite enfance et jeunesse permettrait la réussite scolaire de chaque enfant, mais aussi son épanouissement, sa socialisation, son ouverture culturelle, son éducation à la citoyenneté. A travers le sport, la culture, les associations... la municipalité doit se mobiliser pour assurer aux petits Combourgeois les mêmes chances de bien réussir à l’école et dans la vie. Arrêtons-nous un instant sur la petite enfance (0-3 ans).

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20.08.2009

Bonne rentrée des classes

Bonne rentrée des classes

 

La rentrée des classes approche, l'occasion de rappeler nos positions sur ce sujet.


Tout d'abord, nous souhaitons que les travaux d'agrandissement de l'école primaire au-dessus de la cantine se déroulent dans de bonnes conditions. Nous nous étonnons que ces travaux débutent pendant la scolarité de nos enfants et qu'ils n'aient pas commencé dès juillet, comme s'efforcent habituellement de le faire les villes.  C'est pourquoi, nous pensons que pour mieux anticiper les besoins, la municipalité devrait engager pour les écoles maternelles et primaires dont elle a la responsabilité une étude prévisionnelle sur les évolutions des effectifs. Cela permettrait ainsi de réaliser un programme pluriannuel d'investissement évitant ainsi des arbitrages de dernière minute  toujours pénalisants (comme par exemple l'achat tardif d'une classe mobile décidé en conseil municipal du 29 juillet 2009)... et permettrait surtout d'échelonner dans le temps les travaux nécessaires. Cela offrirait également plus de visibilité aux parents d'élèves et aux instituteurs sur les travaux futurs. Ainsi, quid des projets autour de l'école maternelle ?


La modification du calendrier scolaire a réduit de 13,5 le nombre de jours d'école, réduisant d'autant le temps d'encadrement du personnel municipal. La municipalité pourrait ainsi envisager de développer et d'améliorer l'accueil périscolaire en élargissant les horaires d'ouverture de la garderie afin d'employer le personnel municipal à temps plein.


Concernant les cantines, qui ont été modernisées ces dernières années, nous pensons qu'aujourd'hui nous pouvons progressivement introduire une alimentation bio afin de garantir une alimentation saine à nos enfants. De nombreuses communes s'engagent dans la démarche, Combourg ne doit pas rester au bord du chemin sur cette importante question. Le conseil municipal du 29 juin 2009 a décidé de ne pas augmenter les tarifs de la restauration scolaire (tarif "enfant" : 2,87€ et tarif "adulte" : 5,22€). Nous trouverions légitime qu'une tarification sociale soit introduite sur la base du quotient familial afin que la cantine coûte moins chère aux familles aux revenus modestes.


Alors que Combourg se développe, les cheminements piétons sécurisés pour rejoindre les écoles manquent. C'est pourquoi, nous avons proposé pendant la dernière campagne municipale de promouvoir le pédibus comme mode de déplacement des enfants, permettant de réduire la fréquentation automobile à proximité des écoles et de favoriser un "ramassage scolaire" piéton sécurisé. Notons que l'avenue de la Libération, empruntée également par les élèves arrivant de la gare, se révèle de plus en plus dangereuse pour les enfants. Cet axe de circulation majeur pourrait soit contenir des traversées piétonnes sécurisées et visibles soit contenir un feu tricolore.


Parce que l'école est un lieu de développement et de socialisation important pour nos enfants, il nous faut mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour répondre aux besoins. Tel est notre souci constant en tant qu'élus municipaux.